FERDINAND FERBER / 2

Ferdinand Ferber / 2
Ferdinand Ferber, 1862 - 1909, l’un des premiers créateurs de planneurs en Suisse
Jean-Claude Cailliet, 02/12/2003L’envol sur les pentes helvétiques de Rue
Depuis 1873, la famille Ferber, filateurs lyonnais et protestants, possède un château en restauration à Rue, dans le canton de Fribourg (Suisse), surplombant au sud une large pente herbeuse. C’est ici que Ferber va pratiquer ses premières expériences du vol à l’occasion de ses congés. En tant que militaire de carrières, il est d’ailleurs obligé de réaliser ses essais privés sous un pseudonyme, ce sera celui de Ferdinand de Rue, qu’il utilisera ultérieurement, lorsqu’il participera notamment à des meetings aériens, par exemple aux Huit jours de Reims, en 1909.
Après avoir réalisé un modèle réduit de planeur, dont il existe une unique photographie le montant lancé depuis une fenêtre du château (1898), Ferber construit un véritable planeur (le No 1), de type Lilienthal, sans queue, d’un poids de 30 kg pour 8m d’envergure et de 25 m2 de surface portante, capable de l’emporter en vol plané. Cet appareil est également essayé à Rue, le 30 septembre 1899. Sans stabilité, l’appareil vole comme un cerf-volant et se brise en arrivant au sol. Cette première tentative ayant malgré tout donné des résultats concluants, Ferber s’attache à résoudre le problème du centre de gravité et construit un second planeur dont il relève les ailes pour lui assurer une meilleure stabilité (No 2). Son troisième aéroplane pèse encore 30kg mais avec une envergure de 7m et une surface portante de 15m2. Les essais effectués à Rue ont donc été décevants ou simplement des échecs. Ferber disait à juste titre à qui voulait l’entendre : «Concevoir un planeur n’est rien, le construire c’est peu, l’essayer c’est tout». En 1900, moins d’une vingtaine d’hommes avaient osé le faire !
Le capitaine Ferber est à nouveau muté dès novembre 1900 et chargé du commandement de la 17e batterie alpine de Nice (artillerie). A la fin 1901, un hebdomadaire scientifique parisien lui fait découvrir les travaux d’Octave Chanute (1832-1910), un français naturalisé américain, qui est déjà en relation avec les frères Wright. Ferber les contactera tous les trois et ils échangeront leurs données pendant plusieurs années (1902-1905). Ferber sera ainsi l’un des rares européens à croire aux progrès aéronautiques américains et à être capable de faire progresser l’aviation européenne, juste avant les spectaculaires vols motorisés parisiens de Santos-Dumont (1906) et des autres français (1907). « Les idées n’appartiennent pas à un homme, mais à une époque » écrit-il. En 1904, pour le gouvernement français, il tentera même de négocier le brevet des frères Wright, finalement trop onéreux, que les Etats-Unis ne voudront finalement plus acquérir.
Après avoir réalisé un modèle réduit de planeur, dont il existe une unique photographie le montant lancé depuis une fenêtre du château (1898), Ferber construit un véritable planeur (le No 1), de type Lilienthal, sans queue, d’un poids de 30 kg pour 8m d’envergure et de 25 m2 de surface portante, capable de l’emporter en vol plané. Cet appareil est également essayé à Rue, le 30 septembre 1899. Sans stabilité, l’appareil vole comme un cerf-volant et se brise en arrivant au sol. Cette première tentative ayant malgré tout donné des résultats concluants, Ferber s’attache à résoudre le problème du centre de gravité et construit un second planeur dont il relève les ailes pour lui assurer une meilleure stabilité (No 2). Son troisième aéroplane pèse encore 30kg mais avec une envergure de 7m et une surface portante de 15m2. Les essais effectués à Rue ont donc été décevants ou simplement des échecs. Ferber disait à juste titre à qui voulait l’entendre : «Concevoir un planeur n’est rien, le construire c’est peu, l’essayer c’est tout». En 1900, moins d’une vingtaine d’hommes avaient osé le faire !
Le capitaine Ferber est à nouveau muté dès novembre 1900 et chargé du commandement de la 17e batterie alpine de Nice (artillerie). A la fin 1901, un hebdomadaire scientifique parisien lui fait découvrir les travaux d’Octave Chanute (1832-1910), un français naturalisé américain, qui est déjà en relation avec les frères Wright. Ferber les contactera tous les trois et ils échangeront leurs données pendant plusieurs années (1902-1905). Ferber sera ainsi l’un des rares européens à croire aux progrès aéronautiques américains et à être capable de faire progresser l’aviation européenne, juste avant les spectaculaires vols motorisés parisiens de Santos-Dumont (1906) et des autres français (1907). « Les idées n’appartiennent pas à un homme, mais à une époque » écrit-il. En 1904, pour le gouvernement français, il tentera même de négocier le brevet des frères Wright, finalement trop onéreux, que les Etats-Unis ne voudront finalement plus acquérir.

<< Home