Jun 24, 2009

FERDINAND FERBER / 4


Un des précurseurs français du vol motorisé

 

Pourtant, parmi les diverses réalisations de ces années, il faut citer quels apports incontestables de Ferber aura doté différents aspects de l’aviation :

-       A Nice, il est à l’origine du premier ban d’essai de moteur et d’hélices, qui, monts sur un châssis cubique construit en bambou, reposant sur quatre roues, atteindra finalement 40km/h sur route lors de tests de traction.

 

-       Les premiers essais de ses engins volants motorisés sont effectués suspendus sous un long bras horizontal, semblable à une grue de chantier. L’appareil vole ainsi en cercle, mais sans risque de chute. Comme ce système tournoyant lui rappelle le monde des hippodromes, Ferber donne à son manège le nom d’aérodrome.

 

-       Une anecdote est liée au tout premier hélicoptère qui aurait décollé (quelques centimètres) et tenu en lai (quelques secondes), à la fin 1907, soit l’appareil de Paul Cornu, de Lisieux. Ce dernier, lors de la construction de l’appareil est dépassé par les formules mathématiques rébarbatives mais indispensables à sa réalisation. Grâce à ferber, il peut franchir l’écueil et étoffer quelque peu le bagage acquit à l’écoe des Frères.

 

-       A Ferber revient l’honneur d’avoir été le premier pilote d’un «ultra léger» en 1908. En effet, cet appareil, un biplan conventionnel, équipé d’un moteur Peugeot de 12 cv, entraînant 2 hélices sur un même axe, n’avait pas été conçu pour être essentiellement un planeur, quoique, à cette époque, personne ne s’intéressait à ces subtiles distinctions d’aujourd’hui.

 

-       Le manche à balais est créé par Ferber pour piloter ses machines volantes. Comme il n’a pas la présence d’esprit de dépose un brevet assez tôt, il s’est vu privé de cette paternité par l’un de ses élèves Esnault de Pelterie. Ceci se terminera en justice, dans un procès dit du « manche à balais » qui dura jusqu’en 1920 ! Finalement, la mémoire de Ferber s’en tirera honorablement puisqu’il avait déjà inventé, en 1902, un coordinateur de commande qui couplait la direction et la profondeur. La véritable conjugaison du manche à balais avec les ailerons ne se réalisera que plus tard, grâce à Farman.